L’application de reconnaissance visuelle Google Lens va bientôt être intégré à Google Assistant

Google Goggles a vécu et avec Lens, la firme espère étendre l’adoption de sa fonction de recherche visuelle. Exclusivité des Pixel 2 pour le moment, elle va néanmoins être intégrée à Google Assistant, en attendant de débarquer sur d’autres modèles de smartphones.

Dans un billet de blog du 21 novembre 2017, Google a annoncé que son interface de recherche visuelle Google Lens allait être intégrée à Google Assistant dans les semaines à venir. Bien qu’elle soit encore l’exclusivité des smartphones de la gamme Pixel, cette fonction deviendra ainsi un peu plus accessible. Pour rappel, Google Lens a été lancée en bêta à la sortie des Pixel 2 le mois dernier. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une fonction remplaçant Google Goggles, et adoptant un fonctionnement à peu près similaire : vous prenez la photo de quelque chose et il suffit ensuite de laisser les algorithmes de Google mouliner pour essayer de trouver ce qu’elle représente, se basant sur son contenu pour délivrer divers résultats de recherche.

Google explique que Lens peut identifier du texte, des paysages, des couvertures de magazine ou encore des pochettes d’album, ce dont était déjà capable Goggles, une fonction lancée fin 2009. Bien sûr, la différence est qu’aujourd’hui Lens va beaucoup plus vite, et que les algorithmes utilisés disposent d’une base de données de référence infiniment plus complète. La firme explique que le système est par exemple capable de repérer un chien sur une photo prise en plan large dans un parc, mais aussi d’analyser quelle est la race de ce chien.

Google veut ainsi faire de Lens un assistant comme un autre au quotidien — d’où son intégration à Google Assistant. « Lens doit devenir une petite aide toujours accessible, pour analyser ce que voient les utilisateurs et les renseigner », estime la firme. Nul doute que la nouvelle intégration de cette fonction lui permettra en effet d’être plus accessible. En l’état, utiliser Google Lens sur un Pixel 2 nécessite d’ouvrir l’appareil photo du smartphone, pointer quelque chose, prendre une photo, se rendre dans Google Photos, ouvrir l’image et lancer Lens. Ouvrir l’assistant, toucher l’icône Lens et prendre une photo pour que le processus de reconnaissance se lance automatiquement sera en effet bien plus pratique.

Surdicécité: Un senior sur trois ne voit ou n’entend pas bien

Une personne âgée sur trois vivant en EMS ou prise en soin à domicile souffre d’un handicap auditif ou visuel, voire les deux. Tel est le résultat d’une vaste enquête menée par l’Union centrale suisse pour le bien des aveugles (UCBA).

Ces personnes ne voient ou n’entendent pas bien même avec des lunettes ou un appareil auditif. Si l’on prend uniquement les établissements médico-sociaux, la proportion est même d’une personne sur deux, a annoncé l’UCBA.

Ces seniors ont du mal à reconnaître les visages des infirmiers et des autres résidents, à se repérer dans des pièces ou à se débrouiller avec les objets. Ils peinent à prendre soin d’eux-mêmes (difficultés à se raser, à se coiffer) et à s’occuper pendant leur temps libre, par exemple pour lire ou regarder des photos.

Avec un handicap auditif, ces personnes âgées ont des difficultés à suivre une conversation et à communiquer avec les autres. Elles ne comprennent pas toujours ce que dit le personnel, ce qui entrave sérieusement les soins et la prise en charge.

Seule une minorité de ces personnes malentendantes reçoit cependant un appareil auditif, alors que 13% ont un sévère handicap auditif ou sont pratiquement sourdes.

Pas moins de 27% des résidents d’institutions et 11% des personnes soignées à domicile souffrent même de surdicécité. Ils ne peuvent donc pas compenser une perte de l’ouïe en observant plus attentivement une situation. De même, ils n’arrivent pas à reconnaître des personnes à la voix ni à comprendre acoustiquement ce qu’elles ne peuvent pas voir. D’où un sentiment d’incompréhension, d’impuissance et de frustration.

Ces personnes n’étaient auparavant ni malvoyantes ni malentendantes et ont du mal à assumer ce changement de situation. ‘Elles espèrent une guérison ou une amélioration, mais constatent la perte de leur indépendance et de leur mobilité’, commente Stefan Spring. Elles peuvent alors tomber dans la dépression et se retirer de la vie sociale. Les proches, eux aussi, sont souvent désemparés.

Il peut arriver de confondre les conséquences de déficiences sensorielles avec le début de la démence. Une situation tragique, car une évaluation correcte, accompagnée de mesures adéquates, pourrait permettre à ces personnes de retrouver une bonne qualité de vie et leur autonomie.

Le personnel médical devrait être plus sensibilisé aux déficiences sensorielles des personnes âgées, écrit le responsable de l’étude Stefan Spring.

Il est possible d’adapter les soins, par exemple en aménageant les pièces, en adaptant l’éclairage, en répétant les informations au cours d’une conversation ou en s’annonçant clairement en entrant dans une chambre.

L’enquête a porté sur 40’000 données de personnes provenant du ‘Resident Assessment Instrument’ (RAI) des EMS et des organisations de soins à domicile. Dix-sept cantons utilisent le système RAI, dont Fribourg en Suisse romande.

Source: ATS

Amendes salées pour les trottinettes et Segway

Ces nouveaux moyens de transport sont interdits sur la voie publique. Jugés dangereux pour les personnes handicapées de la vue, les enfants et les personnes âgées ou celles à mobilité réduite, ces véhicules font l’objet d’une surveillance accrue et la police a déjà adressé de nombreuses contraventions .

Depuis septembre, des contraventions en série assomment les pilotes de nouveaux véhicules. Les trottinettes électriques dépassant les 20 km/h, les gyropodes (plateaux munis de deux roues plus ou moins grandes, où l’on se tient debout et que l’on peut piloter avec un manche), hoverboards (skateboard dépourvu de roues, permettant de planer de quelques centimètres) et e-skateboards sont interdits sur les trottoirs comme sur la route. Les pilotes s’exposent à des amendes salées: 300 francs pour utilisation d’un véhicule non admis à la circulation sur la voie publique, et 100 francs d’émoluments. S’il ne s’agit pas d’une campagne ciblée, comme pour les vélos, «la thématique des véhicules non admis a été rappelée aux agents», fait savoir le service de presse de la police dans les colonnes du quotidien.

Ces engins sont soumis, depuis 2015, à l’obligation d’immatriculation, parfois incompatible avec leurs caractéristiques techniques. Jusqu’alors, les 300 à 400 utilisateurs de gyropodes et le millier de pilotes de trottinettes électriques profitaient d’une zone grise.

Lire notre article du 24.08.2015

Marquages sur les quais : les malvoyants et l’OFT trouvent ensemble un terrain d’entente

Grâce aux marquages tactilo-visuels qui, associés à des éléments structuraux tels que des murs ou des revêtements de sol différenciés, forment des systèmes de guidage continu, les voyageurs aveugles ou malvoyants trouveront à l’avenir plus facilement l’accès aux trains. L’Office fédéral des transports (OFT) et les associations d’aveugles et de malvoyants se sont mis d’accord sur ce point. L’OFT énonce les nouvelles règles dans un guide. Les entreprises ferroviaires en ont été informées ces jours. L’objectif est de mettre en oeuvre ces systèmes le plus rapidement possible.

Ce guide est le fruit d’échanges entre les représentants de l’OFT et les organisations d’aveugles et de malvoyants, depuis le printemps 2016. La démarche a été initiée à la suite d’un recours déposé par les organisations d’aveugles devant le Tribunal administratif fédéral concernant une décision de l’OFT sur les marquages tactilo-visuels dans la nouvelle gare de Zurich Löwenstrasse. Sur la base de la réglementation en vigueur, l’OFT avait constaté à l’époque que certaines lignes placées par les CFF dans la zone des quais, sensible en matière de sécurité, n’étaient pas conformes à la réglementation. Mais pour les associations d’aveugles et de malvoyants, les marquages apposés, même s’ils n’étaient pas conformes aux règles en vigueur, répondaient à un besoin fondamental.

Les remous autour d’un cas particulier ont mené à un dialogue constructif sur le thème des marquages tactilo-visuels en général. Lors des réunions du groupe de travail, l’OFT, en collaboration avec les organisations de personnes aveugles et malvoyantes, a revu les prescriptions existantes. Les réglementations qui avaient entraîné une mise en œuvre inappropriée en raison d’ambiguïtés ou de formulations restrictives sont maintenant révisées.

Sur la base du nouveau guide, les marquages, adaptés à la taille et à la complexité de la gare, permettront à l’avenir aux voyageurs aveugles ou malvoyants d’accéder aux trains au moyen d’un système de guidage continu. Les lignes de sécurité sur les bordures de quais, qui servent à assurer la sécurité de tous les usagers des chemins de fer, restent le marquage le plus important sur les quais. Le guide contient de nombreux exemples avec des croquis explicatifs.

Les adaptations s’appliquent aux nouveaux marquages et au renouvellement des marquages existants. Elles entrent en vigueur immédiatement. Cela signifie que le guide remplace dès à présent les prescriptions correspondantes des dispositions d’exécution de l’ordonnance sur les chemins de fer (DE-OCF) sur le marquage tactilo-visuel au sens d’un changement de pratique. Cela permettra d’entreprendre les améliorations nécessaires avant la prochaine révision des DE-OCF en 2020.

L’OFT a envoyé une lettre aux entreprises ferroviaires pour les informer des nouveautés. Des séances d’information sont également prévues, au cours desquelles le guide sera expliqué en détail aux experts responsables des gestionnaires d’infrastructure. Le contenu des consignes sera explicité, ce qui aidera les entreprises ferroviaires à les appliquer et permettra d’éviter autant que possible les malentendus, les objections et les modifications de projet à court terme.

Lien vers le guide OFT des marquages tactilo-visuels sur les quai (PDF)

Source: OFT

Tourner à droite au feu rouge sera toujours interdit pour les voitures

Les vélos pourront peut-être tourner à droite au feu rouge à l’avenir. Mais pour les automobiles, il n’en est pas question. Le Conseil fédéral continue de refuser une telle mesure.

Au Canada, aux Etats-Unis ou en Allemagne, il est permis de tourner à droite au feu rouge. Selon Lukas Reimann (UDC/SG), cette règle connaît un grand succès, permet d’éviter les accidents et les embouteillages aux intersections. Dans une motion,(17.3894) le conseiller national demande donc de lever l’interdiction en Suisse.

Texte déposé

La loi fédérale sur la circulation routière est modifiée comme suit: devant un feu de signalisation rouge, le conducteur peut obliquer à droite, à moins qu’un panneau l’interdise expressément ou qu’il y ait un feu de signalisation spécifique pour obliquer à droite.

Développement

La circulation est de plus en plus dense et les personnes sont bloquées toujours plus longtemps dans les embouteillages. C’est pourquoi il est important de prendre des mesures simples et sans danger pour améliorer la fluidité du trafic. Au Canada, en Italie ou en Allemagne, il est permis de tourner à droite au feu rouge, et cette règle, qui connaît un grand succès, permet d’éviter les accidents et les embouteillages aux intersections.

Avis du Conseil Fédéral du 08.11.2017

Le Conseil fédéral s’est déjà largement exprimé sur la thématique « tourner à droite quand le feu est au rouge » dans ses réponses au postulat Hochreutener (06.3553) et à l’interpellation Hiltpold (07.3823) et s’est opposé à une telle mesure. Il a justifié ce rejet notamment par le danger accru de collisions de véhicules qui en résulterait ainsi que par la création de nouvelles situations conflictuelles avec les piétons. Par ailleurs, le Conseil fédéral a également fait remarquer que la fluidité du trafic ne serait que modérément améliorée, puisqu’il suffit qu’un véhicule ait l’intention de continuer tout droit ou de tourner à gauche pour que les véhicules qui le suivent et qui veulent tourner à droite soient bloqués.

Des études prouvent qu’en Allemagne et aux États-Unis, où il est permis de tourner à droite quand le feu est au rouge, les collisions entre les piétons et les autres flux de véhicules qui les croisent sont en augmentation.

Le Conseil fédéral estime donc qu’il n’y a pas lieu de s’écarter de cette appréciation.

Proposition du Conseil Fédéral du 08.11.2017

Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.

Source: Parlement