Une maison pour le bonheur des aveugles

Elle s’appelle la Maison du Bonheur. Cette association unique à Genève a inauguré ses nouveaux locaux à la rue de Lyon avec une mission: proposer un espace d’accueil et d’activités permanent destiné aux aveugles et malvoyants.


L’association fondée par Gowri Sundaram a fini par retrouver un local pour assurer la poursuite de ses activités. Image: Enrico Gastaldello

 

À la base de ce projet se trouve Gowri Sundaram. Ce journaliste d’origine indienne a créé ce centre en 2013. «Je voulais faire quelque chose pour montrer ma gratitude envers tous les bénévoles et associations qui m’ont aidé lorsque j’ai perdu la vue», glisse-t-il. Handicapé depuis ses 55ans en raison d’une maladie nommée rétinite pigmentaire, il se retrouve totalement démuni lorsque sa femme décède d’un cancer en 2008.

«Petit à petit, j’ai découvert les activités de la Fédération suisse des aveugles (FSA) et de l’Association pour le bien des aveugles et malvoyants (ABA), explique Gowri Sundaram. Grâce à eux j’ai commencé à suivre des ateliers, appris à manier la canne blanche et retrouvé une certaine autonomie. Ils m’ont même donné les moyens de faire du vélo, de la course et du parapente, des sports que je n’aurais jamais pensé pouvoir faire.»

À la recherche d’un nouveau lieu

En 2013, il propose de mettre à disposition des handicapés visuels les bureaux de sa société d’édition. Rapidement, cette bâtisse située le long de l’avenue Louis-Casaï accueille de nombreux ateliers et trouve son public. Elle est surnommée la Maison du Bonheur et vit grâce à la contribution de son fondateur, de la FSA, de l’ABA et de l’association AYIN-Au delà du visible.

L’année dernière, l’édifice a été rasé pour laisser la place à un projet immobilier. Gowri Sundaram commence alors une quête de plusieurs mois afin de trouver un nouvel espace permettant de pérenniser l’institution. «Il fallait trouver un lieu accessible avec les transports publics, au rez-de-chaussée, avec des trottoirs sans trop d’obstacles, pas d’escaliers ni d’ascenseur», indique-t-il.

Ateliers et espace de rencontre

C’est finalement à la rue de Lyon que l’association pose ses valises. Deux salles sont à disposition. Une pour l’atelier d’arts créatifs et l’autre, plus grande, pour les autres cours et les concerts. Des ateliers de chant intuitif, des cours d’informatique, de tango, de yoga, de sculpture sur argile, ou encore des formations pour apprendre à se mouvoir dans le noir y sont organisés régulièrement.

Les membres semblent ravis du déménagement. «Ici on se sent bien, l’ambiance est très agréable et on n’a pas le temps de s’ennuyer», déclare Jeanine, une habituée des lieux. Pour Carole Angèle Chappuis, fondatrice de l’association AYIN-Au delà du visible et responsable de la gestion des activités de la Maison du Bonheur, ce lieu est particulier. «Gowri a souhaité que ce soit une plateforme où toutes les activités destinées aux aveugles issues de différentes associations puissent interagir. Et ça fonctionne.»

Afin de favoriser le lien social et les discussions, un espace de partage avec une petite kitchenette est en cours d’aménagement. «Le côté social est important car cela nous permet de partager nos histoires et notre quotidien avec humour. Ça enlève la déprime, glisse l’initiateur de ce projet, avant d’ajouter: quand on entre dans la Maison du Bonheur, on laisse le handicap dehors.»

Informations: La Maison du Bonheur, 12 rue de Lyon. Mail: lamdb2020@gmail.com

Source de l’article Tribune de Genève

Accessibilité aux Urbaines

Les Urbaines explorent les esthétiques émergentes le temps d’un week-end,
les 6-7-et 8 décembre 2019.

En donnant à expérimenter une alternative à ce qui est déjà établi, le festival appelle à la découverte indispensable — et totalement gratuite ! — d’une quarantaine de propositions locales et internationales, qui ouvrent la voie à de nouveaux langages artistiques.


U majuscule (logo des Urbaines) avec un remplissage de glitch et graphiques abstraits.

 

Les Urbaines mélangent les formes visuelles, sonores et performatives dans une dizaine de lieux de Lausanne, Renens et Chavannes, avec prolongation de l’exposition à l’Espace Arlaud jusqu’au 15 décembre.

Soucieuse de l’accès des personnes en situation d’handicap moteur et sensoriel à la création contemporaine, Les Urbaines s’engagent à rendre sa programmation la plus accessible possible.

Les Urbaines se réjouissent de vous accueillir!

Découvrez tout le programme des Urbaines

Ateliers de peinture pour personnes en situation de handicap visuel

Ateliers pour adultes en petit groupe, accompagnant bienvenu

Aucune compétence artistique préalable requise

Pour se faire du bien en exprimant ses émotions
Pour se faire plaisir en créant et en jouant avec les couleurs
Pour se libérer du stress et pour se ressourcer
Pour laisser libre cours à son imaginaire

Informations sur le site: www.art-en-vie.com

Horaires

les mercredis de 14h à 17h
Inscriptions à l’avance par mail ou téléphone

Dates automne 2017
27 septembre, 18 et 25 octobre, 1 et 8 novembre

Tarif
la séance: Fr.50.-

Lieu
Espace Art&Vie – 8 rue des murs -1296 Coppet
A 5mn à pieds de la gare, accueil à la gare

Des aveugles le long de la voie de chemin de fer

La circulation des trains a dû être ralentie le 24 mars dernier à hauteur de la commune de Cheseaux-Noréaz. En cause, la présence de personnes âgées cheminant le long des voies; l’une d’elle était accompagnée d’un chien pour aveugle.

Le personnel des CFF a avisé la Police Nord Vaudois. Sur place, les agents ont rencontré les membres d’un groupe de personnes mal voyantes provenant d’un canton voisin. Effectuant une randonnée en présence d’accompagnateurs, ils ont indiqué qu’ils étaient arrivés par erreur au bord des voies de chemins de fer après avoir dû changer leur itinéraire. La patrouille a aidé ces promeneurs à retrouver leur chemin sans incident.

Source: 20 min.ch