La naissance des surfaces podotactiles

Seiichi Miyake, né en 1926 et mort en 1982, est un inventeur japonais. Il est connu pour avoir conçu les surfaces podotactiles, qui aident les piétons aveugles ou malvoyants à se déplacer.

En 1965, Miyake utilise ses propres fonds pour concevoir les briques tactiles. Les surfaces ont deux types : une avec avec des points et l’autre avec des lignes verticales. Les points indiques aux piétons qu’ils sont en danger, tandis que les barres verticales signifient qu’il est possible de continuer à avancer.

Deux ans plus tard, le 18 mars 1967, la ville d’Okayama est la première à installer cette invention pour les malvoyants.

10 ans plus tard, le système devient obligatoire dans les gares de la compagnie ferroviaire Japanese National Railways. Elles se sont ensuite progressivement répandues au Japon et dans le reste du monde.

En mémoire de l’inventeur le 18 mars 2019 un Google Doodle lui rend hommage.


Les surface podotactiles qui aident les piétons malvoyants à se déplacer.

 

Note:
Une surface podotactile, ou bande d’éveil de vigilance, est une surface présentant une texture que les piétons atteints d’une déficience visuelle peuvent reconnaître au toucher (par les pieds, au travers des chaussures, ou à la canne blanche), et dont on recouvre le sol de certains lieux publics pour leur signaler un danger : un obstacle, la sortie d’une zone sécurisée (principalement sur les trottoirs à l’entrée des passages piétons, et au bord des quais de voies ferrées), un changement de niveau (la bordure du trottoir, une ou plusieurs marches d’escalier), etc.

(KKG)

“Accessibilités aux Urbaines!”

Le festival Les Urbaines vous invite à un week-end dédié aux pratiques artistiques émergentes, avec 16 évènements différents sur 3 jours (il n’y a pas que de la musique) proposés gratuitement entre Lausanne et Renens: performances, spectacles, concerts, œuvres plastiques, DJ sets et ateliers.


Dorota Gawęda & Eglė Kulbokaitė – Oeuvre olfactive, art plastiques


7 décembre 18:00→22:00
8 décembre 11:00→22:00
9 décembre 11:00→18:00
Espace Arlaud

Dorota Gawęda & Eglè Kulbokaitè sont les fondatrices du Young Girl Reading Group. À partir d’une de leurs performances, une senteur a été élaborée en collaboration avec l’International Flavors and Fragrances Inc. à New York. Cette réplique moléculaire synthétique constitue l’empreinte d’un souvenir collectif et une méthode olfactive de documentation. La fragrance investit l’espace d’exposition, reportant l’attention sur l’impalpable, envisageant les corps comme des entités infinies, fluides et poreuses.


CultuRadio – Emmission de radio


7 décembre 19:30→20:30
8 décembre 18:45→20:45
9 décembre 15:00→17:00
Arsenic

CultuRadio est un projet de médiation culturelle porté par l’Association ParticiMedia. Par le biais d’émissions radio en direct depuis leur bus, dans la cour de l’Arsenic, un groupe de passionné.e.x.s de la culture suit le déroulement du festival. L’occasion de rencontrer les artistes, de s’ap- proprier l’événement au fil de leurs expériences et de leurs impressions afin de transmettre et partager leur intérêt avec les auditeur.trice.x.s. Une démarche innovante qui a vu le jour au Festival Les Urbaines en 2014.


Bully Fae Collins – One person show, théâtre.
Attention spectacle en anglais!


7 décembre 21:30→22:15
8 décembre 20:45→21:30
Arsenic

Plight Notions est une performance suivant le cours des ironiques mais inquiétantes révélations du personnage névrosé de Shandy, interprété par Bully Fae Collins. Au fur et à mesure de son récit, Shandy se retrouve piégé par sa propre paranoïa. Entre escroquerie et pur délire, l’artiste présente un one-person-show nourri par des expériences personnelles, tranchant et pointu comme une lame.


CECILIA – Performance


7 décembre 22:30→23:10
Arsenic

CECILIA est l’alter ego scénique de Mélissa Gagné, dont l’univers romanesque et néoclassique dessine les nouveaux contours d’une musique influencée par le club. Aux fragments électroniques viennent s’ajouter voix susurrées et extraits de films ou de poésie à la rythmique hachée, dans une quête libertaire de l’intime et du sensuel. « La liberté pour tout le monde, pour les insectes, pour les êtres humains, pour les planètes, pour tout », comme le dit Grisélidis Réal dans le titre d’ouverture d’Adoration, premier album de CECILIA.


Nuitunit – Installation live multimédia


7 décembre 00:15→01:00
Le Bourg

Nuitunit présente en première une performance liant live, DJ set et installation avec une scénographie imaginée pour l’occasion. Mix euphorisant et acidulé, reprenant les codes de la pop asiatique, de la dance mainstream et de styles de niches orientés rave, la musique du jeune Lucernois maximalise nos émotions. Ses productions survitaminées, presque dystopiques, évoquent un univers mû par la recherche de sensations fortes.


Xzavier Stone – Concert


7 décembre 00:55→01:40
Le Romandie

Avec THIRST, premier album sorti cet été sur le label international et multimédia Fractal Fantasy, Xzavier Stone brouille les frontières entre R’n’B, hip hop et électronique expérimentale. Dans une démarche prospective et pop, le Zurichois nous emmène au-delà de la club music américaine en proposant un son hybride et futuriste. Les voix modifiées se mêlent aux arrangements sophistiqués, à la fois doux et agressifs, formant une dynamique sonore aussi fluide qu’ambitieuse.


Ange Halliwell – Concert


7 décembre 01:10→01:50
Le Bourg

L’histoire d’Ange Halliwell commence il y a quelques mois dans une petite chambre de Pau, où Corentin Laborde se filme en jouant de la harpe. S’ensuit un premier EP sorti ce printemps, dont la musique fraîche et cristalline flotte à la croisée des influences néoclassiques et post-club. Ange Halliwell s’approprie l’esthétique de l’artiste émotif et solitaire, dans un univers vaporeux aux mélodies envoûtantes. Comme il le dit lui-même, «Ange touchera votre corde sensible en caressant celles de sa harpe.»


Shannen SP – DJ set


7 décembre 01:40→03:15
Le Romandie

Affiliée au label Hyperdub, dont elle co-programme au Corsica Studios les soirées Ø qui combinent installations immersives et clubbing défricheur, la Londonienne Shannen SP est une voix unique du DJing contemporain. En revisitant les références sud-africaines ou angolaises, ses sets ouvrent les perspectives, portés par une pulsation puissante et souterraine. Jouant de la pression sonore, Shannen SP propose une approche aux accents futuristes, cadencée et entêtante.


Loto Retina – Concert


7 décembre 02:00→02:45
Le Bourg

Loto Retina est le nom de scène de Tony Ferrari, musicien, compositeur, sonorisateur d’objets et bidouilleur de logiciels musicaux. Entre improvisation et composition, la musique de Loto Retina multiplie les textures et les événements sonores, créatifs et spontanés. Avec un album sorti sur Orange Milk Records, label américain spécialisé dans l’avant-garde digitale, Loto Retina construit ses mondes parallèles, évolutifs, fantaisistes et organiques.


CECILIA – DJ set


7 décembre 02:45→04:45
Le Bourg

CECILIA transpose dans ses sets un souffle romantique, entre obscurité et lumière. S’affranchissant des codes avec virtuosité et audace, elle développe un DJing de contrastes et d’intensité, qui passe par des moments de douce apesanteur, des enchaînements technoïdes ou hardcore à la texture abrasive et rugueuse, et des références hip-hop et reggaeton aux dimensions extatiques. CECILIA vitalise la scène club par le prisme du spectaculaire et de l’intime.


Kate Call – DJ set


7 décembre 03:15→04:45
Le Romandie

Kate Call est le projet musical de Caterina de Nicola. À l’âge de 14 ans, elle commence à fréquenter le milieu crust punk italien, avant de déménager en Suisse. Aujourd’hui étudiante à l’ECAL/École cantonale d’art de Lausanne, organisatrice de soirées et DJ, elle fait partie de ces acteur.trice.x.s émergent.e.x.s qui dynamisent la scène électronique locale. Participante du DJ Workshop for Womxn de l’édition passée des Urbaines, Kate Call puise ses références dans la culture rave, progressive et la techno-trance italienne.


Moya DeYoung, workshop – Atelier de partage d’expériences


8 décembre 14:00→16:00
9 décembre 13:00→15:00
Espace Arlaud

Chercheuse en anthropologie médicale, Moya DeYoung s’intéresse aux traumatismes collectifs découlant de la violence quotidienne causée par les contextes coloniaux. Son workshop s’articulera autour du concept de nécropolitique (formes de pouvoir qui produisent activement la mort à grande échelle), de la notion d’assujettissement et du partage d’expériences, dans le but de donner corps et voix aux communautés marginalisées. Un moment d’échange valorisant pour inspirer une pratique culturelle de solidarité.

Jessika Khazrik


Performance sonore


8 décembre 21:45→22:50
Arsenic

Mount Mound Refuse est un poème sonore multilingue qui établit des connexions entre expérimentations électroniques et vocales, économie mondialisée, commerce des déchets toxiques et souvenirs adolescents. Dans un important dispositif scénographique, Jessika Khazrik explore par le biais de sa musique prospective les limites de la traduction, collectant les signes et matérialisant la toxicité au sein même de la langue.


P Vlex & Yanx – Concert


8 décembre 00:15→01:00
Le Bourg

P Vlex & Yanx sont de jeunes artistes zurichois, membres du collectif Babylon Music. Le duo convoque un univers aux ambiances sensibles et décalées, au travers d’un rap plurilingue qui oscille entre le suisse-allemand et le français, en passant par l’anglais et l’espagnol. Les beats planants de Yanx accompagnés de la voix auto-tunée de P Vlex s’inspirent du cloud-rap et de l’emo-trap, donnant au son des accents romantiques qui nous bercent au cœur des espaces urbains.


N-Prolenta – Concert


8 décembre 01:05→01:50
Le Bourg

N-Prolenta est le projet musical de Brandon Covington Sam-Sumana, dédié aux déconstructions noise et digitales. Ses compositions radicales à la texture granulaire portent la dissonance au cœur de débris pop. Le fragmentaire et l’incertain dominent, offrant une place importante à la notion de précarité. Cette dernière thématique est centrale dans le travail de l’artiste, qui questionne la situation des personnes racisée.e.x.s dans le système économique actuel.


Boothroyd – Concert


8 décembre 01:25→02:05
Le Romandie

Jeune producteur insaisissable, Peter Boothroyd vient présenter pour la première fois sur scène Pure Country, l’album le plus étrangement sarcastique et sincère du paysage musical actuel. Boothroyd y fantasme l’Amérique à grande dose d’ironie, par la subversion du mainstream consumériste et publicitaire. Les samples d’harmonica ou de guitare flamenco, sur fond de motifs EDM, produisent une musique aussi drôle et grinçante que transcendantale.


Cherry B Diamond – DJ Set


8 décembre 01:50→03:15
Le Bourg

Le bagage de Cherry B Diamond est étonnant et précoce : rappeuse grime avec sa soeur jumelle, passionnée par la culture kawaii, la musique industrielle et la dark electro, elle a multiplié les champs d’investigation. Les vies artistiques plurielles de Cherry B Diamond se retrouvent dans le style oblique de ses sets. Ballroom mutante ou bass music délirante font du club un espace de libération des énergies, émancipatrices et salutaires.


Bully Fae Collins – Concert


8 décembre 02:15→03:00
Le Romandie

Defy A Thing To Be est le titre de l’album dans lequel Bully Fae Collins développe un texte abstrait à la musicalité étrange, qui résonne comme une libération. L’artiste y crée une sorte de dancehall dérangé, où le débit de ses mots bat la mesure sur des compositions tendues et décharnées aux rythmes métronomiques. Sur scène, Bully Fae Collins transcende l’humour acerbe de ses morceaux, ajoutant des éléments de comédie et de danse.


Crystallmess – DJ set


8 décembre 03:00→04:45
Le Romandie

À travers le médium du DJing comme dans ses autres pratiques, Crystallmess se concentre sur l’analyse des dites «sous-cultures» et l’influence des diasporas noires. Par la multiplication de références dancehall, soca, logobi et hip hop, Crystallmess manifeste le poids de ces courants dans la formation de nouveaux territoires musicaux. Ses sets expressifs décolonisent la culture club, invitant à repenser le futur.


Laurent Quartier – DJ set


8 décembre 03:15→04:45
Le Bourg

Venue au DJing depuis tout juste une année sous le nom de Laurent Quartier, Alice Nimier travaille les marges et mutations du clubbing contemporain. Avec un goût pour le décalage mélodramatique, la surabondance d’énergie et un imaginaire fantasy, Laurent Quartier se joue de l’idée de sérieux. Elle construit des sets aux accents frénétiques et grandiloquents, sous influences hardcore, acid et psytrance.


YATTA – Concert


9 décembre 20:00→20:45
TILT au Corso

YATTA reconfigure ses influences jazz et pop, produisant une musique néo-gospel à la structure mouvante, faite de boucles et d’inflexions. Avec humour et spiritualité, dans une quête sonore ludique, elle évoque l’errance, la recherche d’un foyer ou l’appartenance. La voix de YATTA, lyrique et incantatoire, sillonne des compositions aux ambiances pastorales, folk et contemporaines, au gré des violons, tambours, sons de cloches et saillies électroniques.


Lire et télécharger le flyer

Site officiel du festival

Accès malvoyants

Accès mobilité réduite

Accès malentendants

Son chien d’aveugle lui est retiré car jugé trop gros

L’animal à la retraite a été repris à sa maîtresse car l’institution qui éduque ces bêtes l’a estimé en surpoids.

 

«Il s’amusait bien avec moi», raconte Nicole Reiber, 60 ans. Cette femme s’est occupée de Perseus pendant toute la vie professionnelle du chien, guide pour malvoyant, faisant souvent de longues promenades avec lui. A la retraite du labrador, elle l’a définitivement accueilli et vit avec depuis quatre ans.

Mais mercredi dernier, un employé de la Fondation école suisse pour chiens d’aveugles d’Allschwil (BL) est venu récupérer l’animal. Selon l’institution, Perseus est en surpoids et a des problèmes de santé. Sa maîtresse est inconsolable, et ne comprend pas la décision de la Fondation, qu’elle accuse d’être sans coeur, frisant la cruauté envers les animaux. Elle a partagé sa colère sur Facebook, où les internautes ont été nombreux à partager leur colère et leur soutien.

Problème de poids?

«L’école demandait constamment son poids, elle ne s’intéressait à rien d’autre», raconte Nicole Reiber. L’institution le pesait tous les mois chez le vétérinaire et le mettait au régime, alors que son objectif de poids était utopique, estime la maîtresse du chien. «Sinon, il était en bonne santé, comme l’a attesté le vétérinaire», poursuit-elle. Du côté d’Allschwil, toutefois, les responsables en doutaient. «Pas de discussion, le chien revient», a-t-on dit à la femme au téléphone.

Après la déferlante de commentaires sur Facebook, la Fondation école suisse pour chiens d’aveugles a finalement commenté sa décision dans une publication sur le réseau social. Elle se dit convaincue d’avoir agi correctement dans ce cas, après avoir consulté plusieurs experts. «Nous comprenons aussi que cette décision a dû être douloureuse pour l’ancienne propriétaire, ce dont nous sommes désolés», conclut le communiqué.

Perseus ne sera pas abattu

La Fondation école suisse pour chiens d’aveugles, située à Allschwil (BL), compte plus de 1000 chiens qu’elle accompagne tout au long de leur vie. Des déplacements arrivent régulièrement pour des raisons diverses, «mais il arrive rarement que nous devions agir contre la volonté du gardien, indique Gérard Guyer, le directeur. D’habitude, on trouve toujours une solution à l’amiable.»

Pour lui, Nicole Reiber a simplement été débordée par Perseus. Il ne comprend pas que la femme ne partage pas son point de vue. Il est néanmoins convaincu que le chien se portera mieux désormais. Il assure par ailleurs que le labrador ne sera pas abattu. «Il aura une nouvelle famille ou un nouveau propriétaire.»

Source de l’article 20min.ch

Lire la prise de position de La Fondation école suisse pour chiens d’aveugles sur le cas Perseus.

Source du document: Fondation école suisse pour chiens d’aveugles

L’Atelier pour aveugles de Brigue (VS) qui n’employait aucun aveugle subit le contrecoup des articles de presse négatifs.

La publication d’un article de «Blick» a eu l’effet d’une bombe: début septembre, le quotidien alémanique écrivait que l’Atelier suisse des aveugles et des malvoyants de Brigue (VS) n’engageait aucun aveugle.


(Photo: SBWS)

 

La Fédération suisse des aveugles et malvoyants (FSA), la conseillère d’Etat valaisanne Esther Waeber-Kalbermatten tout comme l’Union centrale suisse pour le bien des aveugles (UCBA) s’étaient empressées de se distancier de l’établissement. Le groupe régional valaisan de la FSA continue pour sa part de soutenir l’atelier et l’AI n’exclut pas non plus de continuer sa collaboration.

«Grandes répercussions»

Reste que deux mois après les faits, nombre de clients semblent avoir été déstabilisés par les différents articles de presse, écrit le «Walliser Bote». Dans un entretien accordé la semaine dernière au quotidien haut-valaisan, Michael Kamphausen, responsable du personnel de l’atelier de Brigue, confie: «Les articles négatifs ont eu de grandes répercussions sur nos affaires.»

Contacté en ce début de semaine par «20 minutes», il confirme que le chiffre d’affaires a reculé de 55% depuis que cette affaire a éclaté. Pour y faire face, Michael Kamphausen explique aussi avoir déposé une demande de chômage partiel pour six personnes travaillant dans l’atelier. Or, cette demande vient d’être rejetée. «Nous ne recevons aucune aide financière pour maintenir les places de travail de nos collaborateurs handicapés. Nous devons donc nous en sortir par nos propres moyens.»

«C’est ça la source du problème»

Michael Kamphausen ajoute: «C’est d’autant plus regrettable que nous ne sommes pas responsables de cette situation. Notre réputation a subi de gros dommages après la publication de l’article de ‘Blick’. C’est ça la source du problème. Mais malheureusement, ça ne suffit pas pour toucher du chômage partiel.»

Pour finir, le responsable du personnel précise que la priorité consiste actuellement à regagner la confiance des clients afin qu’ils continuent à acheter leurs produits. Sinon, conclut-il, des emplois seraient menacés.

Handicap attesté

Dans un communiqué diffusé en octobre, le groupe régional Valais de la FSA rappelle que tous les employés de l’atelier de Brigue souffrent d’un handicap visuel attesté. Selon le caissier, Ernst Lochmatter, ce handicap leur rendrait la vie de tous les jours difficile. Confronté au fait qu’il n’y a pas d’aveugles dans l’atelier, il avait répondu en septembre dernier: «Nous ne trouvons simplement pas de non-voyants souhaitant travailler ici. La dernière personne aveugle ayant travaillé dans l’atelier à Brigue a 70 ans. De nos jours, les jeunes aveugles sont intégrés très tôt dans le monde professionnel. Ils ne s’intéressent donc pas aux postes offerts par l’atelier.»

Vente de produits importés

L’atelier de Brigue ne produit que des balais et des brosses. Cependant, il vend également des serviettes, des peignoirs ou des chaussettes importés d’Allemagne et d’Autriche. Ces produits, présentés sur le site de l’organisation et dans un catalogue, affichent des prix nettement supérieurs à la pratique. Et sans préciser qu’ils ne sont pas fabriqués à Brigue.

Interrogé à ce sujet par le «Walliser Bote», Michael Kamphausen explique: «Nous ne faisons volontairement pas la différence entre les articles produits en Suisse, en Autriche et en Allemagne parce que nous nous voyons comme une communauté.» Et d’ajouter: «D’une part, nous voulons informer correctement les gens et d’une autre part nous voulons garantir les postes de travail de nos employés. Et pour ça, ce n’est pas utile d’avoir des clients qui n’achètent plus que des produits d’une seule région.» Dans tous les cas, Kamphausen assure que le catalogue sera adapté afin d’éviter que les gens pensent que les produits sont uniquement fabriqués par des personnes totalement aveugles.

Et en ce qui concerne les prix supérieurs à la pratique, Kamphausen explique: «Nous sommes un employeur comme les autres. Nous ne recevons ni de soutiens financiers réguliers ni de dons. On ne peut donc pas comparer nos prix avec ceux pratiqués par des institutions subventionnées.»

source (20min.ch)

Nouveau train duplex: Inclusion Handicap et les CFF trouvent un accord extrajudiciaire sur quatre points


communiqué CFF

 

Les deux parties se sont accordées sur la résolution extrajudiciaire de quatre points litigieux relatifs au nouveau train duplex pour le trafic grandes lignes CFF. Les mesures qui seront mises en œuvre apporteront des améliorations pour les clientes et les clients malvoyants et malentendants. Le tribunal administratif fédéral devra statuer sur les onze autres points restants, parmi lesquels l’inclinaison des rampes.

Dans son recours contre l’autorisation d’exploitation limitée, Inclusion Handicap a soulevé au total quinze points litigieux concernant les nouveaux trains duplex pour le trafic grandes lignes parce que de son point de vue, ceux-ci débouchent sur une discrimination des personnes avec un handicap. Les CFF et Inclusion Handicap accordent une grande importance à un dialogue constructif et à une approche soucieuse de trouver des solutions. Dès le début de la procédure, ils se sont déclarés prêts à trouver des solutions à certains éléments en dehors de la procédure. Les deux parties se sont accordées à présent sur quatre mesures, qui seront réalisées en dehors de la procédure de recours en cours. Elles ont signé aujourd’hui une convention à ce sujet.

Les quatre mesures suivantes seront mises en œuvre: meilleure élimination des reflets générés par les écrans d’information clientèle à bord des trains, réalisation d’un système de guidage tactile complet, signalement de toutes les intercirculations afin d’éviter les risques de trébuchements, meilleur marquage des places réservées en priorité aux personnes à mobilité réduite.

La procédure de recours au Tribunal administratif fédéral se poursuit

En novembre 2017, l’Office fédéral des transports (OFT) a accordé une autorisation d’exploitation limitée pour les nouveaux trains duplex des CFF. L’association faîtière des organisations suisses de personnes handicapées Inclusion Handicap a fait recours contre cette décision en janvier 2018. Le 6 mars 2018, le Tribunal administratif fédéral a décidé que les CFF sont autorisés à transporter des voyageurs à bord de tous leurs nouveaux trains duplex pour le trafic grandes lignes. Dans cette décision incidente, le tribunal n’a toutefois pas encore jugé au fond les points litigieux. Les onze demandes restantes d’Inclusion Handicap sont partie intégrante de la procédure en cours.

Les négociations entre les CFF et Inclusion Handicap sont ainsi terminées. Le tribunal statuera sur les 11 revendications restantes, parmi lesquelles on trouve la question de l’inclinaison des rampes.

Les CFF et Inclusion Handicap collaborent de manière constructive sur de nombreux projets et à divers niveaux. Cette coopération se poursuivra, quelle que soit l’issue de la procédure. Les deux parties analyseront ensuite les structures de leur collaboration et les optimiseront si nécessaire.

Source (CFF)